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Les grands sites de Midi-Pyrénées
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TOUR DE FRANCE 2018

Les Pyrénées à l'honneur
Le parcours du 105e Tour de France, du 7 au 29 juillet 2018 s’ouvrira depuis l'île de Noirmoutier, les 176 coureurs passeront plusieurs jours dans l'Ouest de la France avant de remonter vers le Nord. Ils sillonneront ensuite les Alpes – avec le retour de l'Alpe-D'Huez – et traverseront les Cévennes avant de rallier les Pyrénées où pas moins de 3 étapes de montagne finiront de sacrer les plus valeureux.

TOUR DE FRANCE 2018

Le parcours du 105e Tour de France, du 7 au 29 juillet 2018 s’ouvrira depuis l'île de Noirmoutier, les 176 coureurs passeront plusieurs jours dans l'Ouest de la France avant de remonter vers le Nord. Ils sillonneront ensuite les Alpes – avec le retour de l'Alpe-D'Huez – et traverseront les Cévennes avant de rallier les Pyrénées où pas moins de 4 étapes de montagne.

Du 24 au 27 juillet, les coureurs du Tour de France s’attaqueront ainsi aux Pyrénées, dévoilées cette année sous leur plus beau jour, entre cols mythiques et épique, comme le Tourmalet ou l’Aubisque et cols secrets aux routes sinueuses et écartées, que seuls les fins connaisseurs pratiquaient, tels le col d’Azet ou encore le col des Bordères. De Carcassonne à Bagnères-de Luchon, de Bagnères-de Luchon à Saint-Lary Soulan, de Trie-sur-Baïse à Pau et de Lourdes à Laruns, pas moins de 655 km sur le piémont et les hauts cols pyrénéens, pour du grand spectacle.

Les Pyrénées, deuxième massif à franchir avant l’arrivée sur les Champs Élysées… les étapes de montagne créeront la surprise et peut-être des bouleversements dans le classement final. Autant dire une semaine décisive, puisque les Pyrénées offriront aux coureurs et aux spectateurs du Tour de France pas moins de 3 étapes de montagne dont une au format plus qu’hors norme … hors catégorie : 483 km de montagne, 9 cols redoutés, deux nouvelles ascensions dont une qui aura tous les atouts d’un Tourmalet ou d’un Alpe d’Huez.

Etape 16 : Carcassonne-Bagnères de Luchon (218 km)

Etape 17 : Bagnères de Luchon-Saint-Lary Soulan (65 km)

Etape 19 : Lourdes-Laruns (200 km)

 

Le Triptyque luchonnais : Portet d’Aspet / Col de Menté / Col de Portillon

Théâtre de la 16° étape du TDF, les 3 cols de la Haute-Garonne sont un enchaînement aussi musclé que vénéré. Avec une incursion en Espagne par le col du Portillon, ancien poste frontière, et le passage par le col du Portet d’Aspet où la blanche stèle rappelle le destin tragique de Fabio Casartelli en 1995.

 

Etape « dynamite » : 65 km et 3 cols redoutables - Col de Peyresourde / Col d’Azet / Col de Portet

Soixante-cinq kilomètres, quasiment en intégralité, dans le département des Hautes-Pyrénées. Au-delà de la formule-choc, "format dynamique pour étape dynamite" selon le directeur du Tour, le parcours du 25 juillet réunit tous les ingrédients d'une étape-reine : la concentration des difficultés : 38 km de montée sur 65 km d'étape !
L’avènement d’un nouveau col : "Le Portet est un géant, un Tourmalet bis", s'est enthousiasmé le directeur du Tour en présentant la montée de 16 kilomètres à plus de 8 pour cent de pente, au-dessus de Saint-Lary-Soulan, dans un stade naturel impressionnant. Soit une ascension plus longue, plus raide et plus haute que l'Alpe d'Huez !

 

L’étape Lourdes-Laruns

Sans nul doute, l’étape reine de cette 105° édition sera la 19° étape du 27 juillet qui reliera la cité mariale mondialement connue, Lourdes, à Laruns, la bourgade pyrénéenne au pied des cols d’Aubisque et Pourtalet. Une étape très exigeante en cette fin de compétition avec 200km, 4700 m de dénivelé positif avec 3 grandes ascensions et le passage de 5 cols. Les coureurs entameront cette étape de montagne par le col d’Aspin puis le col du Tourmalet pour finir par le col d’Aubisque en découvrant le col secret des Bordères et en passant par le col du Soulor, tremplin vers les 7 derniers kilomètres d’ascension de l’épreuve.

Lourdes et le Tour de France

La particularité de cette étape sera aussi le lieu de départ des coureurs, au sein même du Sanctuaire de Lourdes, mais 2018 n’inaugure pas ce fait marquant puisque déjà en 1948, Lourdes, arrivée et départ d'étape avait fait entrer les coureurs sur le site. Sous l'impulsion de Mgr Théas, évêque de Tarbes et Lourdes, lui-même passionné de vélo, les coureurs avaient été accueillis à la Grotte et bénis par l'évêque. Ce jour-là reste mémorable par la grande popularité du vainqueur, Gino Bartali, très pieux et pour qui gagner une étape à Lourdes était plus qu'un exploit sportif. Le maillot jaune est sur les épaules de Louison Bobet. Deux ans plus tard, en 1950, Lourdes est encore ville départ d’étape et les coureurs ont fait le tour de l'esplanade, "pour la plus grande joie des pèlerins et des malades", peut-on lire dans le magazine du Sanctuaire. En 1994, étape Lourdes-Luz Ardiden, la veille de leur passage dans le Sanctuaire de Lourdes, les coureurs du Tour avaient rencontré des pèlerins handicapés, "un geste qui n'est nullement un geste d'exhibition, mais qui rappelle la nécessité de marcher ensemble, tous ensemble, sur la route de la Vie" (Père Joseph Bordes, recteur du Sanctuaire en 1994). Richard Virenque l'emporte alors à Luz-Ardiden. Miguel Indurain est maillot jaune. Enfin, 2011 fut la dernière année où la cité mariale vit arriver encore une étape exigeante Pau-Lourdes.